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Immobilier · Le guide

Investir dans l'immobilier : les façons, les règles et les risques

Par la rédaction Mis à jour le 14 min de lecture Comment nous vérifions

Le chiffre clé 35 % Part maximale de tes revenus que tes mensualités de crédit peuvent absorber, en principe, selon les règles du HCSF.

L'essentiel

  1. On investit dans l'immobilier en direct (résidence principale, location nue ou meublée) ou indirectement par la pierre-papier, comme les SCPI.
  2. Le rendement qui compte est le net après charges, vacance et impôts, souvent très inférieur au rendement brut affiché dans les annonces.
  3. Les banques limitent en principe les mensualités à 35 % des revenus et la durée à 25 ans, avec une marge de dérogation encadrée.
  4. Location nue et location meublée n'ont pas la même fiscalité : micro-foncier ou réel d'un côté, micro-BIC ou réel avec amortissement de l'autre.
  5. Tout investissement immobilier expose à une perte en capital, à des revenus plus faibles que prévu et à une revente parfois longue.

Investir dans l'immobilier, c'est acheter un logement pour l'habiter ou le louer, ou acheter des parts de sociétés qui possèdent des immeubles, ce qu'on appelle la pierre-papier. Chaque façon a son ticket d'entrée, sa fiscalité, sa liquidité et ses risques, dont celui de perdre une partie de ta mise. Ce guide rassemble les règles en vigueur au 1er novembre 2026 pour t'aider à comparer.

Quelles sont les façons d'investir dans l'immobilier ?

Tu peux détenir l'immobilier en direct (tu es propriétaire du logement) ou indirectement, par la pierre-papier (tu possèdes des parts, des actions ou une créance). Les deux voies ne demandent ni le même budget, ni le même temps.

En direct, tu gardes la main ; en pierre-papier, tu délègues contre des frais

En directRésidence principale, location nue ou meublée

  • Tu décides et tu as accès au crédit
  • Un gros budget et du temps de gestion
  • Une revente en plusieurs mois

Pierre-papierSCPI, OPCI, foncières cotées, financement participatif

  • Un budget qui se fractionne, une gestion déléguée
  • Des frais et peu de prise sur les décisions
  • Une revente plus ou moins rapide selon le support

Dans les deux cas, le capital n'est pas garanti.

Source : Synthèse de la rédaction, détail dans le tableau ci-dessous
Façon d'investir Ce que tu détiens Budget de départ Gestion Crédit Revente Imposition des revenus
Résidence principale Le logement où tu vis Élevé Toi Oui Plusieurs mois Pas de loyer, plus-value exonérée1
Location nue Un logement loué vide Élevé Toi ou une agence Oui Plusieurs mois Revenus fonciers
Location meublée (LMNP) Un logement loué meublé Élevé, plus le mobilier Plus prenante Oui Plusieurs mois Bénéfices industriels et commerciaux (BIC)
SCPI en direct Des parts d'une société qui loue des immeubles Le prix d'une part Société de gestion Possible Selon les acheteurs ou les retraits Revenus fonciers
SCPI ou OPCI en assurance-vie Des unités de compte Selon le contrat Assureur et gestionnaire Rare Rachat du contrat Fiscalité de l'assurance-vie
Foncières cotées, ETF immobiliers Des actions ou des parts cotées Le prix d'une action ou d'une part Gestionnaire Non Chaque jour de bourse Dividendes et plus-values de placement
Financement participatif immobilier Un prêt à un promoteur Variable Plateforme Non Bloqué jusqu'au remboursement, en général Intérêts de placement

Acheter sa résidence principale, est-ce un investissement ?

Oui, au sens où tu construis un patrimoine au lieu de payer un loyer. Mais ce logement ne te verse aucun revenu, et l'argent mis dans l'apport et les frais ne travaille pas ailleurs. Les frais d'acquisition sont lourds dans l'ancien : voir ce que l'on paie vraiment chez le notaire.

Deux atouts fiscaux. La plus-value réalisée en revendant ta résidence principale est totalement exonérée1. Et si ton patrimoine immobilier net taxable dépasse un jour 1 300 000 €, seuil de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), ta résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 %2.

Si tu n'as pas été propriétaire de ta résidence principale au cours des deux années précédentes, tu peux avoir droit au prêt à taux zéro (PTZ), sous plafonds de ressources. Il finance une partie d'un logement neuf, ou d'un logement ancien avec au moins 25 % de travaux situé en zone B2 ou C, et s'ajoute obligatoirement à un autre prêt immobilier3.

Idée reçue. « Acheter, c'est toujours mieux que louer. » Pas forcément. Les frais d'acquisition, les intérêts, l'assurance du prêt, la taxe foncière et l'entretien doivent être compensés par le loyer que tu n'as plus à payer et par l'évolution du prix du bien. Plus tu revends tôt, plus c'est difficile.

Comment fonctionne l'investissement locatif en location nue ?

Tu achètes un logement et tu le loues vide. Les loyers sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, selon deux régimes :

  • Micro-foncier : si tes revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 € par an, un abattement forfaitaire de 30 % s'applique et tu ne déduis aucune charge4.
  • Régime réel : obligatoire au-delà de 15 000 €, sur option en dessous (l'option vaut trois ans). Tu déduis tes charges réelles et justifiées, dont les intérêts d'emprunt4.

Au réel, si tes charges dépassent tes loyers, tu crées un déficit foncier. La part qui ne vient pas des intérêts s'impute sur ton revenu global dans la limite de 10 700 € par an ; le reste se reporte sur tes revenus fonciers des dix années suivantes4.

Ce plafond passe à 21 400 € pour certains travaux de rénovation énergétique payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2027, quand le logement passe d'une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D4.

En plus de l'impôt sur le revenu, les revenus fonciers supportent 17,2 % de prélèvements sociaux en 20265.

À savoir. Un logement trop énergivore ne peut plus être loué : la classe minimale exigée au diagnostic de performance énergétique (DPE) pour signer, renouveler ou reconduire un bail se relève par étapes6. Regarde le DPE avant d'acheter pour louer.

Le DPE minimum pour louer se relève par étapes jusqu'en 2034

  1. Baux de 2025 à 2027Classes A à FLes logements classés G ne peuvent plus être loués.
  2. À partir de 2028Classes A à ELes logements classés F sortent à leur tour.
  3. À partir de 2034Classes A à DLes logements classés E sortent à leur tour.
Source : Service-Public.fr, fiche F2042, mars 2025

Comment fonctionne la location meublée (LMNP) ?

Louer meublé, c'est fournir un logement équipé pour y vivre. Tu es loueur en meublé non professionnel (LMNP) si les recettes de ton foyer sont inférieures à 23 000 € par an, ou inférieures aux autres revenus d'activité du foyer7. Si tu dépasses les deux seuils, tu deviens loueur professionnel, avec des cotisations sociales à payer7.

Pour les revenus de 2026, deux régimes existent :

  • Micro-BIC : abattement de 50 % jusqu'à 83 600 € de recettes pour une location de longue durée ou un meublé de tourisme classé ; abattement de 30 % jusqu'à 15 000 € pour un meublé de tourisme non classé7.
  • Régime réel : tu déduis tes charges réelles et tu amortis le prix du logement et des meubles. Un déficit s'impute sur tes revenus de location meublée de l'année et des dix années suivantes7.

L'amortissement peut réduire fortement, voire annuler, le revenu imposable pendant plusieurs années. Contrepartie : pour les ventes réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits viennent, sous conditions, diminuer le prix d'achat retenu, ce qui augmente la plus-value imposable1.

Côté prélèvements sociaux, les revenus de location meublée non professionnelle font partie des revenus du patrimoine. Leur taux général est de 18,6 % en 2026, alors que les revenus fonciers restent à 17,2 %5.

Location nue Location meublée (LMNP)
Catégorie d'imposition Revenus fonciers BIC
Régime simplifié Micro-foncier : 30 % d'abattement jusqu'à 15 000 €4 Micro-BIC : 50 % jusqu'à 83 600 €, 30 % jusqu'à 15 000 € en tourisme non classé7
Régime réel Charges et intérêts déductibles, déficit imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €4 Charges et amortissements déductibles, déficit imputable sur les seuls revenus meublés7
Prélèvements sociaux 2026 17,2 %5 Taux général du patrimoine : 18,6 %5
À la revente Plus-value immobilière classique1 Amortissements pris en compte depuis le 15 février 20251
Au quotidien Moins d'équipement à gérer Mobilier à fournir et renouveler, rotation des locataires souvent plus forte

Quels dispositifs fiscaux sont ouverts en 2026 ?

Le Pinel est fermé : aucun nouvel investissement n'est possible depuis le 1er janvier 2025, mais ceux réalisés avant gardent leur avantage8. Voici les principaux dispositifs encore ouverts pour un logement loué nu.

Dispositif Logements concernés Avantage Ouvert jusqu'au
Déduction pour amortissement (loi de finances pour 2026) Logement neuf ou acheté sur plan, ou ancien avec gros travaux, dans un immeuble collectif, loué nu au moins 9 ans comme résidence principale, loyer et ressources plafonnés Déduction annuelle de 3 % à 5,5 % d'une base égale à 80 % du prix, plafonnée à 8 000 € par an (10 000 € ou 12 000 € en location sociale) 31 décembre 20289
Denormandie Logement ancien dans une commune éligible, avec des travaux d'au moins 25 % du coût total, prix plafonné à 300 000 € Réduction d'impôt de 12 %, 18 % ou 21 % du prix pour 6, 9 ou 12 ans de location 31 décembre 202710
Loc'Avantages Logement loué avec une convention de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), loyer réduit Réduction d'impôt de 15 % à 65 % des loyers bruts selon le niveau de loyer et le mode de gestion Demandes enregistrées jusqu'au 31 décembre 202711
Déficit foncier majoré Logement loué nu au réel, travaux de rénovation énergétique Déficit imputable jusqu'à 21 400 € au lieu de 10 700 € Travaux payés jusqu'au 31 décembre 20274

Pour la nouvelle déduction, le terrain est estimé forfaitairement à 20 % du prix, d'où une base de 80 %. Le taux est de 3,5 % dans le neuf en loyer intermédiaire, 4,5 % en social et 5,5 % en très social ; dans l'ancien, de 3 %, 3,5 % et 4 %9.

Pour l'ancien, il faut notamment des travaux d'amélioration d'au moins 30 % du prix d'acquisition9. Elle n'est pas compatible avec le micro-foncier12.

À savoir. Un avantage fiscal ne transforme pas un mauvais achat en bon placement. Ces dispositifs imposent des plafonds de loyers et de ressources des locataires, et une durée de location. Si l'engagement n'est pas tenu, l'avantage est repris9.

Comment investir dans l'immobilier sans acheter de logement ?

Les SCPI. Tu achètes des parts d'une société civile de placement immobilier, qui possède et loue des immeubles ; une société de gestion s'occupe de tout, contre des frais. En 2025, le taux de distribution moyen des SCPI a été de 4,91 %, mais le prix moyen des parts a baissé de 3,45 %13.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le capital n'est pas garanti : tout est détaillé dans notre guide des SCPI.

L'assurance-vie. Certains contrats proposent des SCPI ou des OPCI (organismes de placement collectif immobilier, qui mêlent immeubles et actifs financiers) en unités de compte. Leur valeur peut baisser, et les frais du contrat s'ajoutent : voir le fonctionnement de l'assurance-vie.

La bourse. Tu peux acheter des actions de sociétés foncières cotées, ou un ETF qui en réplique un panier (comment fonctionnent les ETF). La revente est rapide, mais le cours varie chaque jour comme celui des autres actions, et tu peux perdre une partie de ton capital.

Le financement participatif immobilier. Tu prêtes à un promoteur pour quelques mois ou quelques années, contre un intérêt. Si le projet échoue, le remboursement peut être retardé ou perdu en tout ou partie.

Comment financer un achat et à quoi sert l'effet de levier ?

Le crédit permet d'acheter un bien plus cher que ton épargne : c'est l'effet de levier. Les banques appliquent les règles du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), en vigueur depuis le 1er janvier 202214 :

  • Taux d'effort de 35 % maximum : toutes tes mensualités de crédit, anciennes et nouvelles, rapportées à tes revenus14.
  • Durée de 25 ans maximum, jusqu'à 27 ans quand tu entres dans le logement après le début du prêt (achat sur plan, construction, ancien avec travaux importants), avec 25 ans de remboursement au plus14.
  • Une marge de dérogation : chaque trimestre, jusqu'à 20 % des crédits accordés peuvent sortir de ces critères. Au moins 70 % de cette marge est réservée aux acheteurs de leur résidence principale, dont au moins 30 % aux primo-accédants ; le reste, soit 6 % de la production, est libre d'utilisation, par exemple pour un investissement locatif1415.

Pour un projet locatif, la banque ne retient qu'une partie des loyers attendus dans tes revenus, pour tenir compte du risque de vacance14. Tu peux simuler ta capacité d'emprunt selon les règles du HCSF.

Exemple. Hypothèses : tu achètes un studio 150 000 €, tu paies environ 12 500 € de frais d'acquisition avec ton épargne et tu empruntes 150 000 € sur 20 ans à 3,5 % hors assurance. La mensualité est d'environ 870 €, et le loyer net de charges n'en couvre qu'une partie (voir le calcul ci-dessous) : tu complètes le reste chaque mois. Si le bien perd 10 % de sa valeur, tu perds 15 000 €, plus que ton apport : c'est l'effet de levier à l'envers.

Dans l'exemple, le loyer ne couvre que 47 % de la mensualité

  • Loyer net de charges410 €47 %
  • Ce que tu complètes460 €53 %
  • Mensualité du crédit870 €100 %

Montants mensuels, avant impôt sur les loyers.

Source : Exemple hypothétique : studio de 150 000 €, prêt de 150 000 € sur 20 ans à 3,5 %, hors assurance

Comment calculer le rendement d'un investissement locatif ?

Trois calculs, du plus flatteur au plus réaliste :

  • Rendement brut = loyers annuels ÷ prix d'achat.
  • Rendement net = (loyers encaissés moins charges non récupérables) ÷ (prix + frais d'acquisition + travaux).
  • Rendement net-net = le même, après impôt sur le revenu et prélèvements sociaux.

Exemple. Hypothèses : prix de 150 000 €, frais d'acquisition de 12 500 €, loyer de 650 € par mois hors charges, un mois sans locataire par an, taxe foncière de 900 €, charges de copropriété non récupérables de 600 €, assurance propriétaire non occupant de 150 €, entretien de 600 €.

  • Rendement brut : 7 800 € ÷ 150 000 € = 5,2 %.
  • Rendement net : (7 150 € encaissés moins 2 250 € de charges) ÷ 162 500 € = 3,0 %.
  • Rendement net-net, au micro-foncier, avec une tranche marginale d'imposition de 30 %16 et 17,2 % de prélèvements sociaux5 : 70 % de 7 150 €, soit 5 005 € imposables, coûtent 2 362 € d'impôts. Il reste 2 538 €, soit 1,6 % du coût total.

Dans l'exemple, il reste 1,6 % sur les 5,2 % de l'annonce

Rendement brutloyers sur prix d'achat5,2 %
Rendement netaprès charges, vacance et frais d'acquisition3,0 %
Rendement net-netaprès impôt et prélèvements sociaux1,6 %
Source : Exemple hypothétique ; barème Service-Public.fr F1419, prélèvements sociaux F2329

Ce qui reste vraiment est trois fois plus faible que le rendement brut, celui qu'affichent les annonces. C'est ce dernier rendement qui se compare à d'autres placements, en gardant en tête que le prix du bien peut monter ou baisser.

Comment est imposée la revente d'un bien ?

La vente de ta résidence principale est exonérée1. Pour un autre bien, la plus-value est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, après des abattements qui grossissent avec la durée de détention, jusqu'à l'exonération totale1.

Hors résidence principale, la plus-value est exonérée après 30 ans de détention

19 %

d'impôt sur le revenu, après abattements

17,2 %

de prélèvements sociaux, après abattements

22 ans

de détention pour ne plus payer d'impôt sur le revenu

30 ans

pour ne plus payer non plus de prélèvements sociaux

Source : Service-Public.fr, fiche F10864, avril 2026

Une taxe supplémentaire de 2 % à 6 % s'ajoute si la plus-value imposable dépasse 50 000 €1.

Pour calculer la plus-value, le prix d'achat est augmenté des frais d'acquisition (montant réel ou forfait de 7,5 %) et des travaux (montant réel, ou forfait de 15 % si tu détiens le bien depuis plus de cinq ans)1.

Quels sont les risques et les contraintes de l'immobilier ?

  • Perte en capital : les prix peuvent baisser, et le crédit amplifie la perte. La pierre-papier n'y échappe pas : le prix moyen des parts de SCPI a encore reculé en 202513. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
  • Liquidité : vendre un logement prend des mois, et des parts de SCPI peuvent attendre un acheteur. Fin 2025, 2,8 milliards d'euros de parts de SCPI étaient en attente de retrait13.
  • Vacance et impayés : un mois sans loyer pèse lourd sur le rendement, comme l'a montré l'exemple.
  • Travaux et réglementation : copropriété, gros entretien, exigences du DPE pour pouvoir louer6.
  • Fiscalité changeante : fin du Pinel en 20258, prise en compte des amortissements LMNP à la revente depuis 20251, hausse du taux général des prélèvements sociaux en 20265.
  • Concentration : un seul bien, c'est une seule ville et souvent un seul locataire.

Ce qu'il faut retenir pour ta situation

Avant de choisir une façon d'investir, quelques questions aident à y voir clair :

  • Ton épargne de précaution reste-t-elle intacte après l'apport et les frais ?
  • Combien de temps comptes-tu garder le bien ou les parts ?
  • Quel effort mensuel peux-tu tenir si le logement reste vide trois mois, ou si un gros travail tombe ?
  • Quelle est ta tranche marginale d'imposition, et quel régime fiscal en découle ? La fiscalité des placements aide à comparer avec d'autres supports.
  • Veux-tu gérer toi-même ou déléguer, quitte à payer des frais ?
  • Quelle part de ton patrimoine serait placée dans l'immobilier ?

Pour un projet précis, un conseiller en investissements financiers (CIF), un notaire ou un expert-comptable peut chiffrer les options selon ta situation.

Sources et notes

  1. Impôt sur le revenu - Plus-value immobilière, Service Public (DILA), mise à jour le 15 avril 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10

  2. Impôt sur la fortune immobilière (IFI) : personnes et biens concernés, Service Public (DILA), mise à jour le 6 mars 2026. ↩

  3. Prêt à taux zéro (PTZ ou PTZ+), Service Public (DILA), mise à jour le 15 septembre 2026. ↩

  4. Impôt sur le revenu - Revenus locatifs (location non meublée), Service Public (DILA), mise à jour le 15 avril 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7

  5. Prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) sur les revenus du patrimoine et de placements, Service Public (DILA), mise à jour le 30 juin 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6

  6. Logement à louer décent, Service Public (DILA), mise à jour le 21 mars 2025. ↩ ↩2

  7. Impôt sur le revenu - Revenus d'une location meublée, Service Public (DILA), mise à jour le 15 avril 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6

  8. Impôt sur le revenu - Investissement locatif loi Pinel/Duflot (réduction d'impôt), Service Public (DILA), mise à jour le 11 mars 2026. ↩ ↩2

  9. Code général des impôts, article 31 (version en vigueur depuis le 21 février 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026), Légifrance, page consultée le 1er novembre 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4

  10. Impôt sur le revenu - Investissement locatif dans l'ancien « loi Denormandie » (réduction d'impôt), Service Public (DILA), mise à jour le 11 mars 2026. ↩

  11. Code général des impôts, article 199 tricies, Légifrance, version en vigueur depuis le 16 février 2025, page consultée le 1er novembre 2026. ↩

  12. Code général des impôts, article 32 (régime micro-foncier et exclusions), Légifrance, version en vigueur au 1er novembre 2026, page consultée le 1er novembre 2026. ↩

  13. Collecte et performance des fonds immobiliers grand public en 2025, ASPIM et IEIF, mise à jour le 10 février 2026. ↩ ↩2 ↩3

  14. Décision du 29 septembre 2021 relative aux conditions d'octroi de crédits immobiliers, Haut Conseil de stabilité financière, Légifrance, page consultée le 1er novembre 2026. ↩ ↩2 ↩3 ↩4 ↩5

  15. Décision du 29 juin 2023 relative aux conditions d'octroi de crédits immobiliers, Haut Conseil de stabilité financière, Légifrance, page consultée le 1er novembre 2026. ↩

  16. Quel est le barème de l'impôt sur le revenu ?, Service Public (DILA), mise à jour le 15 avril 2026. ↩

Questions fréquentes

Quel apport faut-il pour investir dans l'immobilier ?

Aucune règle n'impose d'apport minimum. Les banques vérifient surtout que tes mensualités ne dépassent pas 35 % de tes revenus et que le prêt ne dure pas plus de 25 ans, sauf dérogations limitées. Un apport qui couvre au moins les frais d'acquisition rassure souvent la banque, car ces frais ne se retrouvent pas dans la valeur du bien. Ces frais s'ajoutent à l'épargne de précaution, qui sert à faire face aux imprévus.

Location nue ou meublée : laquelle rapporte le plus ?

Il n'y a pas de réponse générale. Le meublé bénéficie d'un abattement de 50 % au micro-BIC et de l'amortissement au réel, mais ses prélèvements sociaux suivent le taux général de 18,6 % en 2026, contre 17,2 % pour la location nue. Il demande aussi du mobilier et plus de gestion. Le résultat dépend du loyer, des charges, de ta tranche d'imposition et de la durée de détention.

Le dispositif Pinel existe-t-il encore en 2026 ?

Non. Aucun nouvel investissement Pinel n'est possible depuis le 1er janvier 2025 ; ceux réalisés avant continuent d'en bénéficier. En 2026, restent notamment ouverts le Denormandie dans l'ancien et Loc'Avantages jusqu'à fin 2027, ainsi qu'une nouvelle déduction pour amortissement créée par la loi de finances pour 2026, pour des logements loués nus et acquis jusqu'à fin 2028.

Peut-on investir dans l'immobilier avec peu d'argent ?

Oui, par la pierre-papier : parts de SCPI, unités de compte immobilières en assurance-vie, actions de foncières cotées ou ETF immobiliers. Le ticket d'entrée est faible, mais il y a des frais et le capital n'est pas garanti. En 2025, le prix moyen des parts de SCPI a baissé de 3,45 % : la valeur de ton placement peut reculer. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Combien de temps faut-il garder un bien locatif ?

Aucune durée n'est imposée hors dispositif fiscal, mais le temps joue sur la fiscalité et sur les frais. La plus-value d'un bien autre que ta résidence principale est exonérée d'impôt sur le revenu après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans. Et les frais d'acquisition, payés à l'achat, se rentabilisent mieux sur une longue durée.

À lire

Contenu pédagogique. Ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Investir comporte des risques, dont la perte en capital. Ce guide décrit des règles générales : pour une décision qui dépend de ta situation, adresse-toi à un professionnel habilité (conseiller en investissements financiers, notaire, expert-comptable). En savoir plus

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